dimanche 13 septembre 2009

Feutres et coussinets






Et si ma vie n’était qu’un cliché ? Ce soupçon me prend parfois. Le poète, ses chats et son piano, tss, quel lieu commun navrant et quel manque d’imagination. Quand j’aurais pu jouer de l’épinette des Vosges et avoir un alligator, m’investir dans le bugle et élever des pandas.

Mais non, ce serait tomber dans une excentricité pénible. Et piano et chats sont de moindres maux, des dégâts collatéraux : poète, c’est l’erreur dont tout procède ; d’emblée, la mesure du grotesque est comble. Ce n’est après qu’affaire de décorum.




Tout de même, le mien sent la mite. Une bohème qui a traîné partout. Un piano et des chats, je vous le demande, il ne manque plus qu’un poêle à bois. Tu n’es qu’un imbécile heureux.



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