mercredi 12 février 2014

Un mal fou



“Il y a de grandes possibilités pour nous de nous perdre, mais en général, avec une certaine dose d’instinct, on s’en tire. La terre, tu l’auras remarqué, dégage, parmi toutes les étoiles, l’odeur la plus pénétrante. Elle est sombre, mais elle sent.” — “Elle sent bon, pas vrai ?” — “C’est selon. La plupart du temps le sang, parfois la femme, et toujours la sueur. Ils se donnent un mal fou.” 

Cela dit, je tiens à te déclarer, Georges, que j'ai l'intention d'avancer désormais dans une double direction : d'une part, de m'emparer plus intensivement de ce monde comme d'un objet de plaisir et, d'autre part, de procéder à sa critique rigoureuse et froide. 

Alfred Döblin, Voyage babylonien (1934)



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