vendredi 16 juin 2017

Cyril à Rome





Cette photo date de juin 2004, un tampon au dos en fait foi. Grâce à un ami alors pensionnaire à la villa Médicis, je découvrais Rome pendant une semaine dans les meilleures conditions possibles ; un autre pensionnaire, absent cette semaine-là, nous avait prêté sa maison, une vraie maison, au fond à gauche après les rosiers, enclave dans l’enclave, une paix royale. Et voilà que 13 ans plus tard exactement (et quelques livres ; à l'époque, je n'avais pas encore écrit le premier), par un heureux concours de circonstances — la tout aussi royale invitation de la librairie française de Rome, pour y présenter samedi soir la collection Ekphrasis de Pierre Parlant — et grâce cette fois à l’hospitalité de Sébastien Smirou, actuellement pensionnaire et lui-même ekphrasant, je m’apprête à y passer de nouveau un week-end : ça ne paie pas, la littérature, mais il y a des satisfactions. Et j’aime bien ce statut de touriste, prenant un furtif bain de soleil dans le rayonnement culturel français (vraiment à l’œil, en plus, je ne suis pas imposable) par le truchement d’un tombeau de quinze pages (merci Cyril, tu es un ange).







Ekphrasis, c'est son créateur qui en parle le mieux : Alors quoi, une nouvelle maison d'édition ? Non, pas vraiment. Disons plutôt une collection de textes courts qui entend suivre à la lettre la définition de l'ekphrasis telle qu'elle est donnée par le sophiste Aelius Théon : « un discours qui nous fait faire le tour de ce qu’il montre en le portant sous les yeux avec évidence ».
Les trois premiers textes de la collection sont disponibles à cette adresse : collectionekphrasis.bigcartel.com (et dans quelques enseignes choisies : à Paris, par exemple, les librairies Texture et Michèle Ignazi). 



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