mardi 29 mai 2018

Rêverie calendaire #265










Le 29 mai 1914, à deux heures du matin, le naufrage du transatlantique « Empress of Ireland », en baie de Saint-Laurent — suite au heurt, dans la brume, du « Storstad », un charbonnier norvégien — fait un peu plus d’un millier de morts, 1012 exactement, soit deux tiers de ses passagers, en moins de quinze minutes ; parmi les survivants se trouve le mécanicien William Clark, 38 ans, lequel, deux ans auparavant, servait à bord du « Titanic »

Tant de malchance et tant de chance forcent le respect. 

De la malchance, le petit Andrea Casula, 11 ans, fan de football et d’informatique, en eut en quittant la Sardaigne, sa mère et ses sœurs, pour suivre son père, Giovanni, en Belgique, et y soutenir la Juventus dans une finale de championnat ; si l’Italie gagnait, et si ses bulletins étaient bons, ils l'étaient, son plus cher désir un Commodore 64 — serait exaucé, promis ; la Juve gagna pourtant, mais avant cela tout le malheur du monde, ivre de rage, avait déferlé sur l’enfant et son père, deux des 39 victimes, en 1985, du drame du Heysel.  


La chance, à ce stade, ne pouvait plus intervenir.





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