jeudi 5 juillet 2018

Rêverie calendaire #302








Le 5 juillet, battant le fer tant qu’il est chaud de la déclaration d’indépendance, l’artiste américain fait un choix : la machine à billets, c’est-à-dire trimballer des chimères et autres escroqueries dans 80 wagons scellés et faire le plus de tapage possible, tel Phineas Taylor Barnum, né ce jour-là en 1810, avec son Greatest Show on Earth, qui le rendit multi-millionnaire ; ou la classe mondiale de Bill Watterson, né en 1958, dont de ses 27 à ses 37 ans le strip comique Calvin and Hobbes fut sans exagérer l’un des meilleurs sur terre, et partout apprécié, jusqu’à ce qu’en pleine gloire et au sommet de son art, il décide d’arrêter, craignant de se répéter, avant de disparaître des radars (des limiers lancés sur ses traces firent chou blanc) : il continue de s’opposer avec la dernière énergie à la fabrication de la moindre peluche, du moindre mug à l’effigie de ses personnages, sans parler d’un film ou d’une série télé — à tout ce qui, à l’aise, quadruplerait la mise des 100 millions de dollars qu’ils lui ont déjà rapporté. À chaque nation son héroïsme. Pauvre, pauvre artiste américain. 




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire