mercredi 28 janvier 2009

Choses affreuses


Lécher le couvercle d’un pot de yaourt (ou devoir le décoller d’une assiette). Le gratin de courge. Les raviolis froids. Les films de Peter Greenaway et la musique de Michael Nyman. Le surimi. Le sourire de Franz-Olivier Giesbert (et les mâchoires de Philippe Val (ou l’inverse)). Le liquide visqueux dans lequel baignent des feuilles de vigne à la grecque en boîte. Le teint de carotte radioactive des vieilles bourgeoises de la région PACA. L’enthousiasme de Daniel Picouly. Funny Games (Haneke). Le col en fourrure du manteau de Marc-Édouard Nabe. L’odeur des pommes pourries. Les emballages poisseux en général (j’insiste). Le phrasé d’Abd al Malik. Michaël Youn. Le théâtre de rue. La béchamel industrielle. Les improvisations de Jean-François Zygel. Gotan Project. Les commentaires de La République des livres. La poésie du cirque. La peinture au couteau. Les calembours dans les titres. L’expression “on le sait depuis X”. Les litanies d’infinitifs. Le gin. Les orangettes. Les palmitos. Les pâtes de fruit. La place que prend Philip Glass dans les bacs “musique contemporaine” des Virgin et des Fnac. Les tatouages dans le cou. Les pop-up. Les sonneries personnalisées des téléphones portables. Éric Zemmour. Le comique des caméras cachées. Les vestes en cuir cintrées de Josyane Savigneau. La cuisine au Boursin. Les vernissages. Les lectures-mises-en-espace de tentatives de proposition (informelle) de matériau (d’après Dante et Heiner Müller, ou Hegel et Jean-Luc Lagarce). La salade de maïs. Les projections-débats. Les soirées électro dans les friches culturelles. La cardamome. Les gens qui disent “ceci dit” (pire, qui l’écrivent). Les calamars. Les joues de Philippe Besson. Les chansons de Phil Collins dans les dessins animés. Le superlativisme critique. La prédominance des cols en V. Les pieds paquets. Le café sucré. (etc.)


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