mardi 7 avril 2015

N'y voir que du feu




Dimanche (de Pâques)                                                                   Lundi (de Pâques)


Les jours rallongent et se ressemblent comme deux gouttes d'eau, la preuve. Cette transparence de l'air sent l'été, qui ressuscite plus sûrement que Jésus. Ça me fait penser que j'ai lu (il y a déjà dix jours, dans le train m'éloignant de l'hivernal Paris) Un été, le second livre de Vincent Almendros, récemment paru chez Minuit, très bref roman elliptique et sournois dont la vive tension se résout dans la juxtaposition pince-sans-rire d'un grand élan tragique et d'une réplique piteuse, consommant un art de la coupe et du tout ça pour ça (s'agissant d'une histoire de manipulation) plutôt plaisant. Hier il faisait grand soleil et, tandis que nous savourions le premier barbecue de l'année dans le jardin d'une amie – l'agneau pascal se prête à la brochette –, des enfants n'en finissaient pas d'inventer des œufs que nous re-cachions dans quelques plates-bandes : c'est donc très tôt que nous prenons le même pour l'autre. 



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