samedi 3 octobre 2015

Fatigue des apparences





Ah, vivre est lassant, d'un bout à l'autre, comme vous le disiez, une fatigue. Des apparences tout autour, au point qu'il faudrait une éternité pour leur rendre hommage, et à peine sont-elles entr'aperçues que d'autres viennent les chasser, lesquelles s'évanouissent à leur tour, incomprises. 

[Kleist à sa cousine Marie, Châlons-sur-Marne, juin 1807]



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