mardi 17 avril 2018

Rêverie calendaire #223










Il avait connu le vieux Brahms quand il était adolescent, avait eu pour maître l’élève de l’élève de Beethoven et défendit de ce dernier comme de Schubert les sonates alors peu fréquentées, voire ignorées, en livrant les premières intégrales et les jouant superbement un peu partout entre la fin des années 20 et le début de la seconde guerre, qui le fait fuir en Amérique, car il est juif : le pianiste austro-hongrois Aaron Schnabel dit Artur, né un 17 avril en 1882, y continua vaille que vaille à imposer ces sommets oubliés de la culture allemande tandis qu’au pays leurs enfants ingrats comme rarement leur tournaient le dos ; puis, nostalgique, il va mourir en Suisse, peu après ses soixante-neuf ans.




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