mardi 5 mai 2015

Critique rétroactive





À un rédacteur en chef

   Cher Christian,
   Au sujet de mon article élogieux sur le roman de M***, que je t'ai envoyé la semaine dernière : je viens entre-temps de lire le livre, qui est archinul. Je voudrais du coup récrire mon papier. Est-il encore temps ?
  Amicalement,
  H.

Bernard Quiriny, "Correctifs (II)" in Histoires assassines (Rivages, 2015)


7 commentaires:

Ambre a dit…

Ah ah! Excellent! (et je parierais tellement vrai pour nombre de critiques).
J'ai commencé - enfin! oui, je voulais terminer le livre en cours de lecture avant "d'empoigner" le vôtre et ceux de notre cherP(h)A (0_0) -, donc, j'ai commencé hier soir "Louange et Epuisement..." (et oui PhA, je commence par celui acheté en premier, non mais!). J'attends donc de le terminer avant de me prononcer. Je peux déjà dire que les premières pages m'ont déridée (euh! si c'est encore possible). On croit se souvenir d'un film eh bien non! Enfin si, mais qu'il est bon de se remémorer quelques perles :
"Debout les campeurs, et haut les coeurs! N'oubliez pas vos bottes parce que ça caille aujourd'hui! - Ça caille tous les jours par ici!"
Impossible pourtant d'oublier Phil.
Je m'attends à une certaine jubilation pour la suite.

Legros JC a dit…

" Il est tout à fait possible d'avoir un échange passionnant à propos d'un livre que l'on n'a pas lu, y compris, et peut-être surtout, avec quelqu'un qui ne l'a pas lu non plus". Pierre Bayard: "Comment parler des livres que l'on n'a pas lus?" Ed. Minuit, 2007, quatrième de couverture (extrait)

Didier da Silva a dit…

Merci, Ambre. Bonne lecture !

Didier da Silva a dit…

Déjà un classique. (Du même, j'ai un faible pour "Comment améliorer les livres ratés".)

Ambre a dit…

"Bonne lecture"?!?!?! Oh là là, moi qui suis une lectrice lente je l'ai dévoré à m'en lécher les babines "de crème fouettée au coin des lèvres";-). Je parlais de jubilation et, ce fut de bout en bout. J'avoue avoir été surprise par cet ouvrage qui ne correspondait en rien à ce que j'avais lu de vous, pourtant j'aurais dû m'attendre à cela car déjà L'ironie du sort n'avait rien à voir avec Hoffman à Tokyo (que j'ai adoré) et puis, Louange et épuisement... est une création littéraire d'après une création cinématographique (CQFD).
Comme "fan" vous vous posez là et cela a complètement déteint sur moi; je suis devenue dingue de ce film en lisant votre livre, d'ailleurs c'est vous qui me l'aviez fait découvrir (le film) dans un de vos billets (que je n'ai pas retrouvé dans vos archives).
J'avais hâte d'arriver à la scène du restaurant "Sans honneur et sans joie", je savais que j'allais encore jubiler (oui je sais ça fait trois fois jubiler). Il y a le son du film dans vos mots, c'est génial ("Sir Walter Scott" dit par Rita...). Et le chapitre "La fille que j'aimera" est aussi, jouissif (je ne vais dire jubilatoire tous les trois mots, hein mais j'ai l'impression que vous avez aussi bien jubilé à l'écrire ce bouquin;-)). J'adore la "puritaine liquette blanche cadenassée au col" mais vous aussi et si, je ne vous connaissais pas un peu;-) je me disais que vous auriez pu être amoureux fou de cette Rita, enfin Andie.
Bon, pour le reste, les lecteurs n'ont qu'à lire votre livre, non mais! Et ils ne le regretteront pas.
J'avais besoin de cette détente en ce moment. Merci.

Ambre a dit…

P.S.- Toute cette "jubilation" n'occulte pas la réflexion philosophique qui ressort du film si on creuse un peu et, vous avez creusé bien profond.

Didier da Silva a dit…

Merci à vous ! Un tel retour pour un auteur ne peut être que… comment dire… jubilatoire, voilà, c'est ça !