dimanche 21 janvier 2018

Rêverie calendaire #137









En 1898, naissait Rudolf Mayer dit Rudolph Maté, chef opérateur polonais, qui éclaira La Passion de Jeanne d'Arc et Vampyr, Liliom, Elle et lui, To be or not to be, Gilda, The Lady from Shangaï, l'excellence dans l'éclectisme. 

Cent dix ans plus tard, le 21 janvier 2008, la dernière locutrice de la langue eyak, qui se parlait surtout au sud de l'Alaska, Marie Smith-Jones, meurt avec elle. On la retrouve un peu (la langue) dans l'athapascan (à ne pas confondre avec l'athabaskan), mais ce n'est pas la même chose. La saveur de l'eyak manque. 

Ce jour-là meurent de fortes têtes, bigger than life : Lénine, George Orwell, Cecil B. DeMille, Blaise Cendrars — mais aussi, minime, minoritaire comme un patois, l'auteur d'Une ardente solitude et d'Une étrange joie de vivre, Sandro Penna : 

      Le monde qui vous semble de chaînes
      est tout tissé d'harmonies profondes.







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