vendredi 2 mars 2018

Rêverie calendaire #177











Naître un 2 mars en 1824, être le seul sur onze frères et sœurs à connaître l’âge adulte, perdre en bas âge trois de ses quatre filles, voir la tuberculose emporter sa femme et mourir à soixante ans de la syphilis, laquelle dix ans plus tôt vous avait rendu sourd, tel fut le lot de Bedrich Smetana, et puis l’on écoute cette Moldau qui l’a rendu célèbre, si radieuse et si fluide, et qu’il composa alors même qu’il s’abîmait dans le silence, et l’on se demande où sont passés tous ces chagrins, tout ce malheur ; aux normes du temps, il n’avait peut-être pas à se plaindre. La musique, elle, est déchirante, comme d'habitude.



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