samedi 3 mars 2018

Rêverie calendaire #178












Le 3 mars 1930, dans le sud de la France, l’heure est aux larmes d'est en ouest : au lendemain du râle à Vence (Alpes-Maritimes) de l’écrivain D. H. Lawrence, quarante-quatre ans (tuberculose), les pluies exceptionnelles qui frappent le Tarn depuis deux jours provoquent une crue de la rivière éponyme, emportant des milliers de maisons ainsi que des centaines de Tarnais, tôt morts. 

Sale temps pour la littérature, et pour les Georges. En 1982, ce n’est qu’à quatre jours de ses quarante-six ans (cancer) que disparaît Georges Perec, laissant inachevé 53 jours, roman (tout va vite avec cet homme : avant la fin de l’année, on donne son nom à un astéroïde) ; un an plus tard meurt à son tour Georges Rémi — à qui un observatoire belge attribuait une planète mineure dès 53 —, laissant inachevé, à la page 42, le dernier album de Hergé. 

En 1996, enfin, il n’y pas loin des viaducs de la Seine-et-Oise au pont de Tolbiac — ni de l’écriture blanche au roman noir — puisque meurent en binôme, et en île-de-France, Marguerite Duras et Léo Malet. L’inventeur de Nestor Burma laissait aussi un livre inachevé : La femme sans enfant. C’est tout.





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