mardi 6 février 2018

Rêverie calendaire #153











Le 6 février 1971, pour les soixante ans de Ronald Reagan, alors gouverneur de Californie, Alan Shepard, qui dix ans plus tôt avait été le premier Américain dans l’espace, se montre américain autant qu’il est possible en tenant la promesse qu’il a faite à son père de frapper sur la Lune, où ce ne sont pas les trous qui manquent, quelques balles de golf — lesquelles y sont toujours, figées là où elles sont tombées : c’est à la fois mignon et débile, le sport, le fun, la famille, dans les années 90 Tom Hanks eût été parfait en Shepard, le sourire humide, saluant de la main près du module son vieux papa (Jason Robards) en contrechamp dans son ranch texan, sur une musique d'Alan Silvestri

Cela dit, que faire qui ne soit ridicule, une fois sur place ? La bêtise ou la poésie, ces deux écueils se valent. L’homme est si déplacé dans un tel paysage ; tous ses gestes le sont aussi. 

Le 6 février, c’est notoire, ne sait pas sur quel pied danser : à la fin de la Seconde Guerre, Christine Boutin avait un an quand lui succéda Bob Marley (encore qu’on puisse trouver individus plus dissemblables, leur homophobie les unit ; dans les deux cas, n’est-ce pas, c’est culturel).





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire